Un groupe d’enfants britanniques âgés de 6 à 12 ans se retrouvent naufragés sur une île déserte du Pacifique.
Dès le début, Ralph est élu « chef » grâce au respect imposé par la « conque », un coquillage géant désigné comme le symbole du rassemblement et du droit à la parole.
Avec l’aide d’un garçon faible mais avisé qu’on surnomme « Porcinet », devenu le souffre-douleur du groupe, Ralph tente d’organiser la vie et d’entretenir le feu qui préviendrait les secours. Ralph tente d’imposer l’ordre de manière démocratique mais l’entente est de courte durée.
Très vite, les querelles se transforment en véritable guerre des clans où les « chasseurs » menés par l’auto-proclamé Jack se séparent du reste du groupe pour mener une vie où tout n’est que parties de chasse et danses autour du feu.

Le roman bascule dans la sauvagerie pure à partir du moment où les chasseurs affranchis par l’anonymat du masque de peinture, deviennent des « sauvages » obéissant aveuglément à Jack, devenu guerrier, brutal et impitoyable.

J’ai adoré ce roman qui est un reflet de notre société ou de ce qu’elle pourrait devenir si plus aucune règle ne régissait la moralité des hommes. Si William Golding voulait prouver que l’homme est foncièrement mauvais, la mission est plutôt réussie.
L’interprétation du titre est particulièrement intéressante, on la découvre lorsque la limite de la civilisation est franchie et qu’aucun retour en arrière ne semble possible.
Sa majesté des mouches pousse à la réflexion quand au danger du totalitarisme qui était d’actualité puisqu’il a été publié en 1954 après la deuxième guerre mondiale qui a vu l’apologie du nazisme et d’autres régimes totalitaires.

 

Cerbere75

Ce livre a été choisi dans le cadre du challenge de l’été 2018
Thème choisi : Un livre dont le héros est un enfant de moins de 13 ans

Sa Majesté des Mouches Couverture du livre Sa Majesté des Mouches
William Golding
Gallimard
poche
245

Un avion s'écrase sur une île déserte alors qu'il transporte en Australie des garçons issus de la classe privilégiée anglaise. Ils seront tous rescapés, quand l'équipage et les adultes accompagnants mourront tous…
Une société s'organise autour des valeurs qui leur ont été inculquées avant le crash : un régime « démocratique » dont Ralph est immédiatement reconnu comme le chef et qui se fera aider par Porcinet, le plus intelligent de la bande, mais aussi le plus moqué du fait de son obésité et sa myopie. de son asthme, aussi...
Tout semble fonctionner pour le mieux, avec le secret espoir de voir un bateau stopper pour les secourir. Ils décident d'entretenir jour et nuit un grand feu, visible du large. C'est compter sans l'ambition démesurée de Jack Merridew, autoritaire et agressif, de s'emparer du pouvoir… C'est le conflit, il y aura des morts dans cette société qui peu à peu retourne à une organisation primitive, quasi sauvage… le totem de Jack Merridew n'est il pas une tête de cochon sauvage au bout d'une pique ? Sa majesté des mouches, comme il l'appelle…

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