Ce est basé sur un fait divers des années 1950.
Truman Capote nous informe où va se dérouler l’action; une petite bourgade du Kansas, située sur les hautes plaines de blé. Il y règne une atmosphère de Far West. En ce début de lecture, nous rencontrons la famille Cluter, une famille honorable, appréciée et respectée de tous. Il décrit leur vie, leurs habitudes. Nous connaissons les parents, Nancy 16 ans et Kyrrian 14 ans. Aujourd’hui, Holcomb est en effervescence… un crime odieux et des plus sadiques a été commis; la famille Cluter a été sauvagement assassinée. L’atmosphère est pesante, des rumeurs malsaines se répandent. Chacun se méfie de l’autre, on s’observe, on se soupçonne. L’auteur nous baigne dans ce climat. La peur s’installe parmi les habitants. Qui a pu commettre ce meurtre horrible? Aucun indice, pas de mobile apparent.

Dès le début, nous connaissons l’issue du récit; les deux tueurs sont Dick et Percy. Le lecteur les suit dans toutes leurs pérégrinations. Nous pénétrons dans leur intimité. L’auteur nous en fait une description remarquable et minutieuse, tant physique que psychologique. Il a une approche très humaine de ses personnages. C’est tout l’intérêt de ce récit. On perçoit son respect de la personne humaine. Il constate l’horreur des actes, mais ne juge pas. Mais comment ont-ils pu agir avec autant de violence, de désinvolture, « de sang-froid »?

Ce livre , même si l’horreur est présente, est plein d’émotions, de tendresse et d’humanité. Une écriture très sobre lui donne aussi un accent de sincérité.
Un livre authentique que j’ai  » ADORE »!

Michelle

Ce livre a été lu dans le cadre du challenge de l’été

Challenge choisi: un livre adapté au cinéma ou la télé

De sang-froid Couverture du livre De sang-froid
Truman Capote
polar
Gallimard
Poche

Il était midi au coeur du désert de Mojave. Assis sur une valise de paille, Perry jouait de l'harmonica. Dick était debout au bord d'une grande route noire, la Route 66, les yeux fixés sur le vide immaculé comme si l'intensité de son regard pouvait forcer des automobilistes à se montrer. Il en passait très peu, et nul d'entre eux ne s'arrêtait pour les auto-stoppeurs... Ils attendaient un voyageur solitaire dans une voiture convenable et avec de l'argent dans son porte-billets : un étranger à voler, étrangler et abandonner dans le désert.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :