Bilbo le Hobbit

J.R.R. Tolkien

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible et sans histoire. Son quotidien est bouleversé un beau jour, lorsque Gandalf le magicien et treize nains barbus l’entraînent dans un voyage périlleux. C’est le début d’une grande aventure, d’une fantastique quête au trésor semée d’embûches et d’épreuves, qui mènera Bilbo jusqu’à la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug…

Note : 5 sur 5.

Un voyage épique et inattendu pour notre hobbit préféré, Bilbo. Les prémices d’un univers incroyable.

Julia

Angélique

Guillaume Musso

Même les anges ont leurs démons…
Paris, Noël 2021.
Après un accident cardiaque, Mathias Taillefer se réveille dans une chambre d’hôpital. Une jeune fille inconnue se tient à son chevet. C’est Louise Collange, une étudiante venue jouer bénévolement du violoncelle aux patients.
Lorsqu’elle apprend que Mathias est flic, elle lui demande de reprendre une affaire un peu particulière. D’abord réticent, Mathias accepte finalement de l’aider, les plongeant ainsi, tous les deux, dans un engrenage mortel.
Ainsi commence une enquête hors du commun, dont le secret tient à la vie qu’on aurait voulu mener, l’amour qu’on aurait pu connaître, et la place qu’on espère encore trouver…

Fiévreux, inattendu, exaltant,
un labyrinthe d’émotions
où les certitudes d’une page
ne sont jamais celles de la suivante.

Note : 4 sur 5.

Après un accident cardiaque, Mathias Taillefer se réveille dans une chambre d’hôpital. Une jeune fille inconnue se tient à son chevet. C’est Louise Collange, une étudiante venue jouer bénévolement du violoncelle aux patients.

Lorsqu’elle apprend que Mathias est flic, elle lui demande de reprendre une affaire un peu particulière. D’abord réticent, Mathias accepte finalement de l’aider, les plongeant ainsi, tous les deux, dans un engrenage mortel.

Ainsi commence une enquête hors du commun, dont le secret tient à la vie qu’on aurait voulu mener, l’amour qu’on aurait pu connaître, et la place qu’on espère encore trouver…

Giovanni

La Vérité sur l’affaire Harry Quebert

Joël Dicker

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.
Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Note : 4 sur 5.

« La Vérité sur l’affaire Harry Quebert » de Joël Dicker est un thriller littéraire.

L’histoire est très bien développée et elle m’a surprise par son intrigue très intelligente. Le livre alterne entre le présent et le passé, ce qui maintient le suspense et dévoile les éléments clés de l’intrigue progressivement. Les personnages sont bien développés, avec des secrets et des relations compliquées.

L’histoire ressemble un peu à Lolita. Harry Quebert était un professeur d’anglais de trente-trois ans et un auteur célèbre du New Hampshire. Il est tombé amoureux d’une fille de 15 ans, Nola. Contrairement à Humbert de Nabokov, cet auteur a vraiment essayé de réprimer ses émotions—décourageant la fille de visiter sa maison, rompant avec elle, essayant de partir et évitant le contact. Malgré ses efforts, il n’a pas pu surmonter ses sentiments, mais juste au moment où ils ont commencé à se voir, la fille a disparu.

Trente-trois ans après sa disparition, le corps de Nola est trouvé enterré sur la propriété de Harry, avec une copie manuscrite du roman qui l’a rendu célèbre, « L’origine du Mal ». Il est accusé de son meurtre. Marcus, l’un de ses étudiants préférés et désormais un ami proche, tente d’aider l’enquête, qui vise à prouver l’innocence d’Harry.

Le livre contenait un peu trop de rebondissements. Vers la fin, c’était un peu compliqué de suivre tous les rebondissements de l’intrigue. Peut-être c’est n’était pas nécessaire de les faire tous dans un seul livre.

Le livre est aussi très rapide et se lit comme un scénario de film, ce qui le rend encore plus captivant. Les descriptions de la petite ville et de l’environnement sont très évocatrices.

Enfin, l’histoire secondaire sur le monde des écrivains professionnels est une très bonne addition. Le livre décrit bien les dures réalités de l’industrie littéraire, avec des éditeurs qui deviennent des requins financiers, des agents persistants, des esclaves littéraires. Mais surtout, le livre est intéressant pour les portraits d’écrivains tiraillés entre le désir d’écrire par inspiration et la nécessité d’écrire en fonction des exigences dictées par un contrat.

Nevena

Le joueur d’échecs

Stefan Zweig

Czentowic, champion d’échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu’à l’entrée en scène de Monsieur B. Dès lors que cet aristocrate autrichien s’intéresse à la partie livrée entre le champion et les passagers amateurs, la direction du texte bascule.
Par un effet de symétrie, la narration se transforme en un face à face tendu entre un esprit brillant et rapide à l’intelligence abstraite et un cerveau au pragmatisme brutal, incapable de projection véritable. Mise en scène percutante de la résurrection de la folie, cette nouvelle oscille entre ouverture et enfermement.
Dans cette avancée implacable de la stupidité destructrice, allégorie de la victoire du nazisme mais aussi chef-d’œuvre de composition, Zweig s’intéresse peu à la survie du corps, préférant montrer les réactions de l’esprit, qui trouve un symbole parfait dans ce jeu éminemment intelligent mais désespérément stérile.

Note : 5 sur 5.

« Le joueur d’échecs » est un court roman ou une longue nouvelle, selon le point de vue. Le résumé pourrait donner à penser qu’il s’agit d’un suspense. C’est le cas, mais ce n’est sans doute pas le plus important. L’auteur cherche surtout à décrire et à comprendre les comportements humains et leur origine, le rôle du jeu, de l’argent et aussi du contexte politique, en l’occurrence les ravages du nazisme et ses pratiques de la torture psychologique (le livre est écrit en 1942). Pour aborder cette préoccupation qui le touche beaucoup, l’auteur utilise une construction habile, avec des récits dans le récit, dont celui de Monsieur B., victime de cette torture.

Stefan Zweig excelle à créer des ambiances. On entre dans le roman avec quelques courtes phrases qui rendent très bien l’atmosphère sur le paquebot peu avant son départ. Le récit se construit par l’entrée en scène successive des personnages-clés. Très vite, l’auteur introduit le premier, le champion de jeu d’échecs. C’est un ami du narrateur qui lui raconte, juste avant le départ, l’histoire étonnante de ce champion. Un deuxième personnage arrive comme un perturbateur dans la mise en scène par laquelle le narrateur espère s’entretenir avec le champion des échecs ; c’est l’homme d’affaires arrogant, qui arrive finalement à attirer la champion. À sa suite se constitue une groupe d’amateurs d’échecs, personnage collectif. Enfin, c’est dans une partie d’échecs qu’apparaît Monsieur B. Il dévoile son histoire tragique dans un entretien suscité par le narrateur ; il devient lui-même le narrateur de son expérience d’enfermement.

Ce récit dans le récit est capital, il constitue d’ailleurs un tiers du roman. Ce n’est pas par hasard que l’auteur fait dire à Monsieur B. « Ce fut une histoire assez compliquée, et on pourrait même la considérer comme un épisode révélateur de notre charmante et grandiose période. » Le style dans cette partie du récit rend très bien compte des différents états psychologiques que traverse le personnage : l’inquiétude face aux changements politiques, les effets de sa mise à l’isolement complet, la tension permanente, puis le répit offert par un livre sur le jeu d’échecs avant ce que le narrateur appelle « l’empoisonnement » par les échecs et sa déchéance. C’est une formidable description d’une forme de torture psychologique et de la déshumanisation qu’elle provoque.

Stéphan

La chambre des merveilles

Julien Sandrel

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois, il voit bien qu’elle pense à autre chose.
Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.
En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils.
À l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place.
Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à revenir.
Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on a presque quarante ans…

Note : 4 sur 5.

Un joli conte qui, à partir d’une idée originale, traite sur un ton léger un sujet dramatique et dont la leçon est que d’un événement douloureux peut naître une remise en question salutaire et bénéfique.

Christiane

Le colis

Sebastian Fitzek

Depuis qu’Emma Stein a été violée dans une chambre d’hôtel, la jeune psychiatre est incapable de sortir de chez elle. Elle a échappé à un psychopathe que la presse surnomme « le coiffeur » pour son obsession maniaque à scalper les jeunes femmes qu’il tyrannise, avant de les assassiner sauvagement.
Désormais, elle vit dans l’angoisse de croiser sa route à nouveau et croit le reconnaître en chaque homme qu’elle rencontre… bien qu’elle n’ait jamais pu voir son visage.
Il n’y a qu’un seul endroit où elle se sente en sécurité : sa maison en bord de lac, dans la banlieue de Berlin. Jusqu’au jour où le facteur lui demande d’accepter un colis pour son voisin. Un homme dont elle n’avait jamais entendu parler, bien qu’elle vive dans sa rue depuis des années…

Note : 4 sur 5.

Depuis qu’Emma Stein a été violée dans une chambre d’hôtel, la jeune psychiatre est incapable de sortir de chez elle. Elle a échappé à un psychopathe que la presse surnomme « le coiffeur » pour son obsession maniaque à scalper les jeunes femmes qu’il tyrannise, avant de les assassiner sauvagement.
Désormais, elle vit dans l’angoisse de croiser sa route à nouveau et croit le reconnaître en chaque homme qu’elle rencontre… bien qu’elle n’ait jamais pu voir son visage.
Il n’y a qu’un seul endroit où elle se sente en sécurité : sa maison en bord de lac, dans la banlieue de Berlin. Jusqu’au jour où le facteur lui demande d’accepter un colis pour son voisin. Un homme dont elle n’avait jamais entendu parler, bien qu’elle vive dans sa rue depuis des années…

Dans ce thriller psychologique, les frontières entre la réalité et la folie se mélangent pour une jeune psychiatre en proie à des crises de paranoïa après une violente agression. Un huis-clos sombre et intense.

Catherine

Entretien avec un cadavre

Philippe Boxho

« Ce que j’affectionne par-dessus tout, c’est d’aller à la découverte des traces et des indices, de tous ces éléments qui permettent de donner une dernière fois la parole aux morts et de les écouter dans ce qu’ils ont à dire. »
C’est par ces mots que le docteur Philippe Boxho, médecin légiste depuis plus de trente ans, introduit son nouvel ouvrage, dans lequel, une fois encore, assassinats et meurtres se succèdent sans relâche.
Au premier plan pour les observer, le célèbre médecin légiste a choisi de nous raconter quelques-unes des histoires qui ont marqué sa carrière : ce suicide à l’arme à feu qui cachait bien son jeu, cet enfant que les parents avaient négligé et qui en est mort, ces gens victimes d’une explosion et de l’effondrement de leur immeuble, cette femme étouffée par son mari, ces hommes trépassés à l’étranger d’avoir cru qu’ils étaient aimés, et bien d’autres encore.

Note : 5 sur 5.

Rien ne résiste au médecin légiste ! Et ce qui paraît naturel au départ peut s’avérer très suspect ! Ce livre est une découverte captivante de la vie d’un médecin légiste et de tout ce qui peut se cacher derrière une mort apparemment naturelle. D’autres livres sont sortis du même auteur et doivent être aussi passionnants. Sans tomber dans le glauque et le sordide, il nous explique certains détails qui ne trompent pas et on peut y apprendre beaucoup de choses sur le corps humain.

Brigitte

Ariane

Myriam Leroy

« Quand j’ai eu douze ans, mes parents m’ont inscrite dans une école de riches. J’y suis restée deux années. C’est là que j’ai rencontré Ariane. Il ne me reste rien d’elle, ou presque. Trois lettres froissées, aucune image. Aucun résultat ne s’affiche lorsqu’on tape son nom sur Google. Ariane a vécu vingt ans et elle n’apparaît nulle part. Quand j’ai voulu en parler, l’autre jour, rien ne m’est venu. J’avais souhaité sa mort et je l’avais accueillie avec soulagement. Elle ne m’avait pas bouleversée, pas torturée, elle ne revient pas me hanter. C’est fini. C’est tout. »
Elles sont collégiennes et s’aiment d’amour dur. L’une vient d’un milieu modeste et collectionne les complexes. L’autre est d’une beauté vénéneuse et mène une existence légère entre sa piscine et son terrain de tennis. L’autre, c’est Ariane, jeune fille incandescente avec qui la narratrice noue une relation furieuse, exclusive, nourrie par les sévices qu’elles infligent aux autres. Mais leur histoire est toxique et porte en elle un poison à effet lent, mais sûr.
Premier roman sur une amitié féroce, faite de codes secrets et de signes de reconnaissance, à la vie à la mort.

Note : 4 sur 5.

Un roman réjouissant tant il est cynique et acide. Un régal belge à consommer d’une traite.

Noémie

Le prochain club aura lieu le 4 avril, Christiane nous a préparé une sélection australienne !

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