En avant-goût de la Fureur de Lire 2022 – Lire autrement, le club de lecture de ce vendredi 7 octobre avait pour thème la Poésie.

Le moins que l’on puisse dire c’est que le thème de la rentrée a provoqué des réactions diverses. De l’ennui pour certains, une révélation pour d’autres, une découverte pour tous !

La est un thème qui peut dérouter. On se sent parfois démuni face à ces textes qui révèlent l’âme de leurs auteurs. Mais nous croisons la poésie tous les jours, en allumant notre radio, en allant sur Instagram, en criant notre colère…

Les membres du club ont fait fi des classiques et se sont lancés dans les textes en V.O. de Leonard Cohen, la rage de Lisette Lombé, ou la version 2.0 de Rupi Kaur…

Leonard Cohen Anthology

Leonard Cohen

Plus de 50 morceaux d’anthologie de Leonard Cohen sont réunis dans ce superbe songbook et sont arrangés en partitions pour Piano, Chant et Guitare (diagrammes d’accords).Sont inclus les hits hallelujah et Joan Of Arc parmi bien d’autres.

Note : 4 sur 5.

50 textes de chansons splendides, souvent mélancoliques. Amour, religion, solitude sont les thèmes préférés de Leonard Cohen.

A découvrir : paroles et partitions.

Nancy

Continuo

Véronique Wautier

La de Véronique Wautier pourrait se résumer avec l’un des vers de Continuo : « être en hiver sans être mort ». Voilà bien toute la charge émotionnelle que cette pensée nous insuffle, toute forme d’excès est absente de sa poésie, nous lisons Continuo et nous sommes dans la plus grande discrétion, pas de mots à l’emporte-pièce, pas de grandiloquence, mais quelques moments de notre vie difficiles à traverser que son langage parvient, grâce à une économie d’effets, à nous rendre acceptables : « tant de choses sans leur nom/ se propagent ».
Les peintures d’Anne Slacik sont au plus près de cette recherche d’équilibre entre les tourments et le besoin d’apaisement.

Note : 2 sur 5.

Je ne me suis pas senti touché par la poésie. Les mots ne parlent pas à mon esprit.

Trop abstrait… J’ai lu jusqu’au bout,  perçu quelques combinaisons de mots comme intéressantes sans toutefois avoir entendu la musique de l’âme.

Ian

Brûler brûler brûler

Lisette Lombé

Antiracistes, féministes, politiques, les mots de Lisette Lombé font battre le pavé et le cœur. Le poing levé, à coups de mots et de collages, elle dénonce les injustices et poursuit le combat de ses aînées, d’Angela Davis à Toni Morrison.

Note : 4 sur 5.

Lisette Lombé nous fait découvrir la en mode slam avec des textes courts, percutants, coups de poing. Pour découvrir les injustices, la poétesse n’a pas peur des mots.

Catherine

Lait et miel

Rupi Kaur

« Le premier livre de Rupi Kaur, lait et miel, est un recueil poétique que toutes les femmes devraient avoir sur leur table de nuit ou la table basse de leur salon. Accompagnés de ses propres dessins, ses poèmes, d’une honnêteté et d’une authenticité rares, se lisent comme les expériences collectives et quotidiennes d’une femme du XXIe siècle. »
Erin Spencer, Huffington Post US

Note : 4 sur 5.

Structure du livre innovante. Textes qui touchent. Elle dépoussière la classique.

Ann

Loin des routes agitées

Martine Rouhart

C’est d’un filet de voix que l’auteure sonde la profondeur de l’instant, l’écho d’une permanence dans l’offrande du présent. «Tenter de consoler le temps qui reste» et «semer sur nos vies ses cailloux blancs» tel le petit Poucet, l’instant n’est-il jamais qu’une boucle dans le temps, et, par-delà les ans, un ressourcement du vivant, le moment privilégié d’un souffle que reprend sur lui le poète? Un chant discret s’élève, volatile comme l’île que rebat l’océan, une palme.

Fluide et transparent, le recueil semble vouloir se faire oublier, sa parole devoir s’envoler comme au bec de l’oiseau, dans son souffle le chant. Plus que par leur lexique c’est à travers leur rythme que l’auteure veut nous rendre compte de la pulsation qui l’anime et, la dépassant, renvoie sa personne à la persistance du vivant anonyme. Mais ne dit-on pas que le poète n’est pas celui qui est inspiré mais celui qui inspire? C’est cela même qu’au puits de l’instant elle nous souffle à l’oreille.

Note : 1 sur 5.

Trop abstrait ! Je n’ai pas trouvé le sens. Enfantin…

Gabriella

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