Le club de lecture de ce vendredi 27 octobre 2017 avait pour thème l’ latine. Nous nous sommes envolés vers l’équateur, le Chili, l’Argentine… en passant par le Congo et l’Irlande. Les auteurs nous ont plus ou moins emportés dans leurs univers souvent remplis de poésie et de mélancolie.

Mon bel oranger

José Mauro de Vasconcelos

Quand il sera grand, Zézé veut être « poète avec un nœud papillon… » Pour l’instant, c’est un petit brésilien de cinq ans qui découvre la vie. À la maison, c’est un vrai diablotin qui fait bêtises sur bêtises et reçoit de terribles fessées. À l’école au contraire, José est un « ange » au cœur d’or et à l’imagination débordante qui fait le bonheur de sa maîtresse tant il est doué et intelligent. Cependant, même pour un enfant gai et espiègle, la vie est parfois difficile dans une famille pauvre du Brésil. Alors, quand il est triste, Zézé se réfugie auprès de son ami, Minguinho, un petit pied d’oranges douces, à qui il confie tous ses secrets.

Histoire très touchante, attendrissante à l’égard du petit Zézé de 5 ans, poète dans l’âme, qui va découvrir la douleur qui fait plus mal qu’une coupure dans le pied.

Annie

Yacaré : Hot line

Luis Sepulveda

Yacaré : Le dirigeant des maroquineries Brunni à Milan meurt mystérieusement après avoir signé un contrat d’assurance-vie dont le bénéficiaire vit au fin fond de l’Amazonie. L’enquêteur de la compagnie d’assurance est un Chilien exilé et frileux, la fille de la victime a des yeux verts et étudie l’anthropologie… Hotline : Au Chili de nos jours pour s’attaquer à un militaire il faut être ou inconscient ou exceptionnellement honnête, c’est ce que découvre George Washington Caucaman, l’inspecteur rural Mapuche, lorsqu’on le punit en le mutant à Santiago. Tout en calmant ses aigreurs d’estomac au bicarbonate, il enquête sur les hot lines, le téléphone rose. Il applique aux politiques les mêmes méthodes qu’aux bandits, voleurs de bétail de Patagonie, révélant à tous qu’il ne suffit pas de ne pas s’être sali les mains.

Deux histoires originales sur fond d’engagement politique et écologique.

Bénédicte

Des feuilles dans la bourrasque

Gabriel Garcia Marquez

Au début il y a le regard d’un enfant. Un enfant qui ne va pas à l’école parce que le temps soudain se paralyse. La mort fait irruption et ce premier bouleversement de l’ordre quotidien lui fait découvrir l’Histoire. Oh ! une histoire ordinaire, un fait divers misérable et qui pourtant, par les yeux élargis du conteur, devient grandiose. C’est Antigone en Colombie et le corps réprouvé d’un médecin qu’un vieux colonel conduira jusqu’à sa sépulture en défiant la haine de tout Macondo. Tel est Des feuilles dans la bourrasque, le premier roman de Gabriel Garcia Màrquez.

Un roman superbe! Si dépressif, s’abstenir!

Michelle

Les veuves du jeudi

Claudia Piñeiro

Derrière les grillages et les barrières de sécurité se cache un écrin de verdure à la périphérie de Buenos Aires, un havre de paix à l’abri du tumulte d’une capitale grouillante et tentaculaire. Une poignée d’amis se réunissent chaque semaine pour discuter entre gentlemen ; leurs épouses, exclues de ces soirées, se surnomment avec humour « les veuves du jeudi ». Une funeste nuit de la fin septembre 2001, les hommes sont retrouvés électrocutés au fond d’une piscine, et l’attitude du seul rescapé laisse à penser qu’il pourrait ne pas s’agir d’un simple accident…

Récit sans concession de la petite bourgeoisie argentine.

Isabel

la lampe d’Aladino et autres histoires pour vaincre l’oubli

Luis Sepulveda

Douze histoires pour vaincre l’oubli, douze romans miniatures pour traverser les siècles et les continents : des confins de la Patagonie aux rues brumeuses d’Hambourg, Luis Sepúlveda convoque poètes et loups de mer, personnages légendaires et exilés de tous horizons. De sa voix unique, pleine d’humour et de poésie, il puise dans les mythes et les vestiges du passé pour perpétuer la mémoire du monde.

Douze nouvelles à la lumière de « la lampe d’Aladino », des récits poétiques mais qui laissent le lecteur sur sa faim.

Catherine

 

Et dans la jungle, Dieu dansait

Alain Lallemand

Marre de la crise et des égoïsmes, assez de cette surconsommation, des délires sécuritaires et des bâtisseurs de prison. Théo et Angela n’ont qu’un demi-siècle à eux deux, mais pour changer la société, ils ont compris qu’il ne suffit pas de s’indigner. Il faut cogner. Fascinés par la dernière des guérillas, ils gagnent la forêt tropicale de Colombie: ¡Viva la Revolución ! Mais… Un homme, une femme, un jardin d’Éden. L’arbre de la connaissance du Bien et du Mal. Et l’amour. J’aime à me rappeler que cette étrange histoire a commencé en un lieu pas trop éloigné de l’idée de paradis, un magasin de lingerie au cœur de Bogotá, Colombie.

Une plongée au cœur de la jungle amazonienne et au cœur de la guérilla qui montre que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ».

Christiane

Louves de mer

Zoé Valdes

A l’aube du XVIIIe, des joutes amoureuses vont attiser les derniers feux de la grande flibuste, et nourrir la légende de deux femmes irrésistibles… Ann Bonny rêvait d’un monde où elle ne dépendrait de personne. Née des amours ancillaires d’un Irlandais fortuné, elle n’a que treize ans lorsqu’elle poignarde sa préceptrice, et dix-huit à peine quand elle épouse le pirate James Bonny. Travestie en marin pour mieux prendre le large, sa mâle bravoure impressionne ses compagnons de route. Jusqu’à ce qu’elle croise le fer avec le fameux Calicot Jack… Née femme, Mary Read avait choisi la guerre. Ecumer les mers lui donnait l’illusion de se libérer de son passé. Fille d’un marin anglais, contrainte dès l’enfance à prendre l’identité de son frère disparu, c’est sous le nom de Billy Em Carlton qu’elle entre dans la marine pour défendre les couleurs de son pays. Jusqu’à sa rencontre avec Ann Bonny et Calicot Jack et l’implacable procès qui mettra fin à leurs ébats…

Roman décevant malgré le résumé très prometteur au dos du livre.

Nancy

Le rêve du Celte

Mario Vargas Llosa

Le thème central de ce roman, conduit au rythme haletant des expéditions, est la dénonciation de la monstrueuse exploitation de l’homme par l’homme dans les forêts du Congo – alors propriété privée du roi Léopold II de Belgique – et dans l’Amazonie péruvienne – chasse gardée des comptoirs britanniques jusqu’au début du XXe siècle. Roger Casement (1864-1916) découvre l’injustice sociale au fil de ses voyages au Congo et en Amazonie. Au rêve d’un monde sans colonies qui guidera son combat s’ajoutera, comme son prolongement nécessaire, celui d’une Irlande indépendante. Tous les deux marqueront la trajectoire de cet homme intègre et passionné dont l’action humanitaire deviendra une référence incontournable mais que son action politique mènera à un destin tragique.

Roman biographique, historique, riche et intéressant dont la lecture nécessite temps et concentration.

Laurence

Adios Hemingway

Leonardo Padura

Dans le jardin de la maison-musée d’Ernest Hemingway, on déterre un cadavre portant l’insigne du FBI. Ce cher Ernest serait-il l’assassin? Pas facile d’enquêter après tant d’années, surtout sur un écrivain de cette stature, qui vous inspire des sentiments ambigus d’admiration et de haine. Mario Conde, l’ancien flic, prend son courage à deux mains et exhume le souvenir de ce monstre sacré, généreux, odieux, inoubliable.

A la rencontre d’Ernest Hemingway au quotidien.

Brigitte C.

Le vieux qui lisait des romans d’amour

Luis Sepulveda

Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l’antidote au redoutable venin de la vieillesse: il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent d’amour, le vrai, celui qui fait souffrir.

Roman écolo qui vous plonge dans la forêt équatoriale mystérieuse et dangereuse.

Dorothée

 

 

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