Frankenstein ou le Prométhée moderne

Mary Shelley

Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord. Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine. Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d’elle…
En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lettres où il évoque l’étrange spectacle dont il vient d’être le témoin depuis son bateau : la découverte, sur un iceberg, d’un homme en perdition dans son traîneau. Invité à monter à bord, Victor Frankenstein raconte qu’il n’est venu s’aventurer ici que pour rattraper quelqu’un – qui n’est autre que la créature monstrueuse qu’il créa naguère, et qui s’est montrée redoutablement criminelle.

Note : 3 sur 5.

Lire Mary Shelley, c’est revenir aux origines de la SF

Je connaissais le nom « Frankenstein » mais pas l’histoire en tant que telle et j’étais bien à côté de la plaque.

Intriguée par Mary Shelley, je me suis lancée dans cette lecture. J’ai été agréablement surprise par cette créature, cette abomination au coeur tendre, rempli de bons sentiments. C’est la cruauté du monde qui la rend cruel et je me suis prise de compassion pour elle. Contrairement à Victor Frankenstein que j’ai trouvé tellement antipathique avec un caractère faible qui n’assume aucun de ses actes.

Mis à part cela, l’histoire est prenante, on tourne les pages rapidement pour connaître la suite. Certains passages sont malgré tout difficiles à comprendre voire infaisables. 

Je conclurai simplement par qui de la créature et du créateur est véritablement le monstre ?

Julia

Animal

Sandrine Collette

Humain, animal, pour survivre ils iront au bout d’eux-mêmes. Un roman sauvage et puissant.
Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler.
Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.
Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs.
Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu.
Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal. Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours.
Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.
Humain, animal, les rôles se brouillent et les idées préconçues tombent dans ce grand roman où la nature tient toute la place.

Note : 2 sur 5.

Sur les 340 pages de l’édition de poche, il y en a au moins 100 à 150 de trop. Ce roman se traîne, on ne sait pas trop où il va. Dans la chasse à l’ours, l’autrice accumule les péripéties sans parvenir à maintenir ou faire monter la tension. On finit par se lasser, on se dit : bon, quand va-t-on enfin passer à la vitesse supérieure ? Toujours dans cette partie, la narratrice se met dans la peau de l’ours pour tenter d’expliquer et d’anticiper son comportement dans la chasse, tout en disant que c’est peut-être autre chose qui l’anime. Plutôt que d’entretenir la tension, cela casse le rythme. À d’autres moments, l’autrice avance des hypothèses sur le comportement d’un personnage tout en suggérant qu’il pourrait s’agir d’autre chose. On a le sentiment qu’elle veut brouiller les pistes pour alimenter le suspense, mais sans y parvenir. On finit par se lasser . À cela s’ajoutent des invraisemblances dans les parcours de vie de certains personnages, dans les relations entre les personnages et encore dans le dénouement du roman. Les quelques touches de cruauté n’apportent pas grand-chose au récit. Il est difficile de donner des exemples plus précis sans dévoiler la trame bien légère du roman. Pour apprécier l’autrice, au vu de son palmarès, mieux vaut se tourner vers ses autres romans.

Stéphan

Les sept jours du talion

Patrick Senécal

Bruno Hamel et sa compagne Sylvie forment un couple bourgeois à l’existence tranquille, avec leur fille unique de sept ans. Tout bascule un jour d’automne, où Jasmine ne rentre pas de l’école. Après quelques heures de recherches, elle est retrouvée morte – elle a été violée et étranglée– dans les fourrés près de l’école. Dès lors, l’univers de Bruno vacille. Il se fait de plus en plus distant, gagné par une haine sourde. Aussi, lorsque la police arrête le meurtrier, un terrible projet germe dans son esprit : il va s’emparer du coupable et lui faire payer ce qu’il a fait à sa petite fille. Le jour de sa comparution, il le kidnappe. Tandis que la police fait tout pour le retrouver avant qu’il ne soit allé trop loin, Bruno s’enferme avec le meurtrier dans un chalet isolé, au fond de la forêt québécoise. Sept jours au cours desquels le chirurgien si humain et fou d’amour pour sa fillette s’enfonce dans une folie de vengeance glaciale, jusqu’à ne plus savoir : le monstre, est-ce lui ou l’autre ?

Note : 5 sur 5.

Thriller psychologique noir, intense et dérangeant sur le thème de la vengeance. Dans ce huis-clos qui se déroule dans une cabane au fond des bois, un père en quête de justice pour le meurtre de fille sombre dans la folie. Ames sensibles s’abstenir !

Catherine

Des noeuds d’acier

Sandrine Collette

Théo Béranger sort de prison. Dix-neuf mois de rapports humains violents et âpres, qu’il a passés concentré sur un seul objectif : sa libération.
Son errance le mène au fin fond de la France, dans une région semi-montagneuse couverte d’une forêt noire et dense.

Là, kidnappé par deux frères déments, il va replonger en enfer. Un huis clos implacable, où la tension devient insoutenable.

Note : 3 sur 5.

Violence et douleurs sont au menu à chaque page de ce huis-clos. L’histoire est dure et sans réels rebondissements. On se demande parfois où l’auteur veut en venir mais une fois le livre refermé, on sait que Theo restera toujours un peu avec nous. J’aurais toutefois aimé que l’autrice analyse plus les souffrances psychologiques et le passé des protagonistes. 

Isabelle

La forêt des disparus

Oliver Bal

 » Dans cette forêt, tu peux toujours y entrer, mais tu n’en sortiras jamais… « 
Des murs d’arbres géants, séquoias millénaires qui se referment comme un piège. Des randonneurs qui disparaissent sans laisser de traces. Il ne fait pas bon traîner dans les bois de Redwoods, au bord du Pacifique, dans l’Oregon.
Au cœur de cette forêt maudite, un homme vit isolé de tous. Ici, on l’appelle l’Étranger. En réalité, son nom est Paul Green, un ancien journaliste qui a connu son heure de gloire avec l’affaire Clara Miller.
Un soir, une jeune adolescente, Charlie, vient frapper à sa porte. Elle est blessée, paniquée. Pour elle, Paul est le seul à pouvoir l’aider. Car là-bas, au milieu des arbres, Charlie a connu l’horreur…
L’histoire d’un secret terrifiant.
Un thriller diabolique et haletant.

Note : 4 sur 5.

Une plongée effrayante dans une Amérique où la communauté prime repliée sur elle-même. Jusqu’où peut elle aller pour s’attirer la protection des dieux ? Un récit glaçant mais vraisemblable.

Christiane

Misery

Stephen King

Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l’a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui rapporte beaucoup d’argent, mais l’a aussi étouffé: sa mort l’a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d’Annie Wilkes, l’infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d’avoir fait mourir Misery Chastain. Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n’a pas le choix…

Note : 5 sur 5.

Un huis clos angoissant qui explore la folie obsessionnelle et le pouvoir destructeur de l’admiration. À travers la captivité d’un écrivain entre les mains de sa plus grande fan, le roman plonge le lecteur dans une tension psychologique implacable, où chaque page est une lutte pour la survie. Un chef-d’œuvre du suspense qui interroge la frontière entre amour et obsession.

Giovanni

Le prochain club aura lieu le 7 mars, le choix du livre est au choix cette fois-ci !

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