Le club de lecture de ce mois d’octobre avait pour thème l’Extrême-Orient.

Voici la liste des livres qui ont été présentés.

Femmes de soie

Gail Tsukiyama

femmes-de-soie-1137642Chine, les années vingt. La petite Pei est envoyée a l’usine, dans une filature de soie. A neuf ans, elle travaille quinze heures par four et envoie à ses parents l’argent dont ils ont besoin pour survivre à la famine… D’abord terrifiée, Pei, fillette brillante, spirituelle, pleine de vie, trouve bientôt sa place. Grâce à la solidarité des autres jeunes filles, le labeur éreintant devient supportable. Elles organisent le premier syndicat et la première grève vue dans leur univers, découvrant ensemble la lutte pour la dignité, la fierté du travail bien fait. Un jour, Pei et sa meilleure amie, Lin, prêtent serment : elles renonceront au mariage afin de dédier leur vie entière à la filature et s’installeront dans le cadre paisible de la « maison des sœurs ».

Un beau récit… mais les caractères des personnages sont brossés. Je déplore le manque de profondeur.

Michelle


1q84

Haruki Murakami

Au Japon, en 1984.
C’est l’histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu’ils avaient dix ans. A l’époque, les autres enfants se moquaient d’Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l’appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l’a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d’un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.
Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d’une mission: exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité: la faculté innée de retenir quantité de faits, d’événements, de dates en rapport avec l’Histoire.
Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l’autobiographie d’une jeune fille échappée de la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l’âge d’un an et demi.

Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où? Quand? En 1984? Dans 1Q84? Dans cette vie? Dans la mort?

Bienvenue dans le monde onirique et poétique d’Haruki Murakami. Tengo et Aomamé, deux personnages hors du commun évoluant dans deux mondes parallèles.

Impatients s’abstenir!

Nancy


L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

Haruki Murakami

lincolore-tsukuru-tazaki-et-ses-annc3a9es-de-pc3a9lerinage-belfond-2013Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort. À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L’un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur. Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés. Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n’en a pas cherché. Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n’aurait pas encore compris qu’il était mort. Il est devenu architecte, il dessine des gares. Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l’intrigue mais elle le sent hors d’atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible. Vivre sans amour n’est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.

Début au rythme très lent mais dès que « Le beau pèlerinage dans le passé pour pouvoir envisager un bel avenir » commence, l’histoire devient captivante et on a envie de vite en connaître la fin.

Bonne lecture et soyez patients!

Brigitte


Vestiges du jour

Kazuo Ishiguro

vestigesStevens a passé sa vie à servir les autres, majordome pendant les années 1930 de l’influent Lord Darlington puis d’un riche Américain. Les temps ont changé et il n’est plus certain de satisfaire son employeur. Jusqu’à ce qu’il parte en voyage vers Miss Kenton, l’ancienne gouvernante qu’il aurait pu aimer, et songe face à la campagne anglaise au sens de sa loyauté et de ses choix passés…

 

Si vous avez vu le film, c’est aussi prenant.

L’auteur Kazuo Ishiguro a écrit ce récit comme un art oriental.

A lire. On s’y accroche!

Ian


En attendant le soleil

Hitonari Tsuji

soleilDans l’île de Hokkaido, où il tourne ce qui doit être son chef-d’œuvre, le grand réalisateur Inoue, quatre-vingts ans, attend. Il attend de retrouver la lumière qui flottait sur Nankin en 1937, lors de la prise de cette ville chinoise par les troupes japonaises. Cette lumière qu’il a toujours gardée en mémoire. Shiro, responsable des décors sur le tournage, attend lui aussi. Que son frère Jiro, grièvement blessé après un règlement de comptes mafieux, sorte enfin du coma, de ce sommeil profond où il vit et revit inlassablement son enfance. Fujisawa, un yakusa, attend fébrilement de retrouver un cartable d’écolier qu’il avait confié à Jiro. Un cartable au contenu si précieux, si dangereux qu’il a des airs d’apocalypse. Ils attendent. Que l’amour les délivre de la douleur. Que l’art leur apporte la rédemption. Que se referment enfin sur eux les blessures de l’Histoire…

Vaut par ses interrogations sur la guerre, la mémoire, la jalousie, la mort. Mais la construction du roman est déroutante.

Christiane


 L’impératrice de la soie

José Frèches

LIMPÉRATRICE-DE-LA-SOIE_T1_FRECHESSous la dynastie des Tang, la Chine détient un trésor que le monde entier lui envie : la soie.
Nulle part ailleurs on ne sait fabriquer cette étoffe légère et chatoyante, plus rare que le jade, plus précieuse que l’or. Le long de la Route de la Soie, bouddhistes et chrétiens, moines et brigands, tous ne rêvent que d’une chose : arracher son secret à la Chine. Celui qui y parviendra aura la richesse… et le pouvoir.
Sur les chemins du Tibet, de l’Inde et de la Chine, une lutte sans merci s’engage à laquelle seront mêlés de mystérieux jumeaux, un éléphant blanc sacré, des moines et des courtisanes… Roman d’aventures, roman des religions, roman des échanges et de la fascinante découverte de l’autre, L’impératrice de la soie est aussi, à travers la grande passion qui va naître entre un moine bouddhiste et une jeune chrétienne, le roman de la rencontre entre l’Orient et l’Occident.

C’est un voyage sur la route de la soie avec des personnages fascinants, entre Orient et Occident.

Isabel


Impératrice

Shan Sa

shan saElle est née dans la fabuleuse dynastie Tang du VIIe siècle. Elle a grandi au bord du fleuve Long, où elle apprenait à dompter les chevaux. Elle est entrée au Gynécée impérial où vivaient dix mille concubines. Elle a connu les meurtres, les complots, les trahisons. Elle est devenue Impératrice de Chine. Elle a connu la guerre, la famine, l’épidémie. Elle a porté la civilisation chinoise à son apogée. Elle a vécu entourée de poétesses, de calligraphes, de philosophes.
Elle a régné sur le plus vaste empire sous le ciel, dans le plus beau palais du monde. Elle est devenue l’Empereur-Sacré-Qui-Fait-Tourner-la-Roue-d’Or. Son nom a été outragé, son histoire déformée, sa mémoire effacée. Les hommes se sont vengés d’une femme qui avait osé devenir Empereur. Pour la première fois depuis treize siècles, elle ouvre les portes de sa Cité Interdite.

Vous souhaitez découvrir la vie tumultueuse de la cour impériale chinoise au VIIe siècle? Alors lisez ce livre historique et poétique, vous découvrirez des choses…

Annie


Nââândé !?

Eriko Nakamura

naaandeNââândé ! ? (Ohlala mais que se passe t-il ! ?), c’est le cri que cette japonaise, vivant à Paris depuis dix ans, continue de pousser chaque jour ou presque dans le métro, chez le médecin, dans un dîner en ville, lors d’un mariage, d’un réveillon, face à un policier, au volant de sa voiture, sur la banquette d’un taxi, dans des toilettes publiques, en boîte de nuit ou chez le boucher. Le médecin ? Le «déshabillez-vous» de nos généralistes est une terrible offense pour les japonais : extrêmement pudiques, ils se font toujours examiner… en blouse. Le mariage ? Mais quelle pagaille : chez les japonais c’est une cérémonie réglée… à la minute près. Le métro ? Mais où sont-ils les jours de grève ? À Tokyo, quand les conducteurs débrayent, le trafic est… normal. Les toilettes publiques ? En découvrant le soin qu’ils apportent à ces lieux, on comprend que les nôtres leur paraissent… Nââândé ! ? Avec humour et sagacité, Eriko Nakamura fait le tour de nos façons d’être, en nous expliquant comment cela se passe chez elle. Pudeur, raffinement et volonté de ne pas se faire remarquer d’un côté. Individualisme, hédonisme et sans-gêne de l’autre. Le choc est nécessairement violent… au point que certains japonais visitant la capitale pour la première fois sont victimes d’une dépression violente : «le syndrome de Paris».

A lire si on veut partir ou connaître les coutumes japonaises.

Beaucoup d’humour!

Michèle


 

Le tatouage de la concubine

Laura Joh Rowland

tatouageJapon, fin du XVIIe siècle. Sano lchirô, grand investigateur du shogun Tokugawa Tsunayoshi, doit enquêter sur un assassinat perpétré en plein cœur du palais impérial. Harume, une des concubines du shogun, a été empoisonnée par l’encre d’un tatouage secret qu’elle dédiait à un mystérieux amant. Sano découvre en outre que la jeune femme était enceinte. Le meurtrier voulait-il éliminer l’héritier tant attendu des Tokugawa ?
Or les suspects, pour divers motifs, ne manquent pas. L’assassin serait-il le lieutenant Kushida, amoureux fou d’Harume, qu’elle avait éconduit? Ou bien Ichiteru, une autre favorite du shogun, jalouse des attentions du dirigeant suprême envers sa rivale? Ou encore le daimyo Miyagi, un voyeur qui payait Harume pour assister à ses ébats et qu’elle faisait chanter…
Pour mener à bien son enquête, le grand investigateur va recevoir l’aide inattendue de Reiko, sa toute jeune épouse au caractère bien trempé, issue d’une famille de samouraïs. Tous deux vont s’efforcer de résoudre l’énigme du meurtre en dénouant le fatal écheveau des circonstances qui ont mené à la mort de la belle concubine…
Intrigues de palais, guerres de pouvoir et passions exacerbées forment la trame de ce passionnant polar historique, qui fait revivre avec talent les mœurs du Japon de l’époque d’Edo.

Plongée dans le Japon du XVIIe siècle. L’histoire est prenante et les personnages bien décrits. On sent fort la patte féministe de l’auteure.

Dorothée

 

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